Blangy-sur-Bresle Réédition du livre de J.-A. de Lérue paru en 1860 “Blangy-sur-Bresle, son histoire”

Originaire de Blangy, J.-A. de Lérue a décidé “d’exaucer le vœu d’un ami” en rédigeant un livre sur sa commune. Paru en 1860, l’ouvrage vient d’être réédité par La Vague Verte.

Dernière mise à jour : 23/12/2013 à 13:51

Paru en 1860, “Histoire de la ville de Blangy-sur-Bresle” est un livre riche d’enseignements et pourtant méconnu de bons nombres de Blangeois. André Bayart, notaire à la retraite et maire de Bouttencourt, a donc eu l’idée d’en proposer la réédition à La Vague Verte, qui a accepté. Rebaptisé “Blangy-sur-Bresle, son histoire”, l’ouvrage est sorti cet été.
• L’Éclaireur : Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire rééditer ce livre ?
André Bayart : Jean et Jacques Lallot m’ont offert l’original de ce bouquin il y a très longtemps. J’ai une passion pour l’histoire des gens. Je considère que c’est un héritage. Certes, il faut voir vers l’avenir, mais on hérite de son passé. Je ne connaissais que quelques exemplaires à Blangy du livre original qui date de 1860 et j’ai trouvé intéressant que les habitants de la région en aient connaissance. De plus, le livre ayant plus de cent ans, il n’est plus couvert par les droits.
• L’Éclaireur : Et pourquoi maintenant ?
André Bayart : Parce que maintenant je suis à la retraite. Depuis toujours, j’amasse des papiers, je suis collectionneur, et je pense qu’il faut partager sa passion. Avant, je n’avais pas le temps, puis à la retraite, j’ai été sollicité par les éditions de La Vague Verte. Ils ont retapé tout le texte, je me suis chargé à titre gracieux de l’iconographie, et Odette Cléré (ndlr : maire de Blangy-sur-Bresle de 1965 à 1971) a rédigé les légendes des cartes postales.
• L’Éclaireur : D’où vous vient cet intérêt pour l’histoire de Blangy ?
André Bayart : Je suis né à Bouttencourt, mais pour moi, c’est Bouttencourt-Blangy, c’est la même agglomération, bien qu’on soit chacun attaché à notre indépendance. Ce livre-là donne toutes les habitudes, toutes les traditions de l’époque. Aujourd’hui, les jeunes pensent qu’ils sont moins attachés à toute histoire, mais la richesse de l’histoire, c’est qu’il y en a des traces partout.
• L’Éclaireur : Qu’est-ce qui vous a plu dans ce livre ?
André Bayart : On est dans un monde de 1860, donc ce ne sont plus du tout les mêmes habitudes. Les gens à l’époque étaient heureux. Je trouve intéressant aussi de retrouver dans ce livre le nombre d’industries qu’il y avait en 1860, l’histoire des foires, des marchés, le nombre d’habitants selon les professions. Avec ce livre, vous avez aujourd’hui un en avec le passé qui est dans vos gènes. Tous les métiers disparus aussi : quatre barbiers perruquiers, ix merciers, sept moulins à farine… Les gens avaient des professions artisanales. Aujourd’hui, cela a complètement changé.
• L’Éclaireur : Il y a aussi tout un passage sur les fêtes de village et pélerinages…
André Bayart : Oui, à cette époque, il y avait un monde fou ! Chaque village venait à Blangy car il y avait beaucoup de pestes, d’épidémies. Les cortèges venaient ici sur une fontaine ou une église. Il y avait aussi la fête des fleurs, qui rassemblait des centaines de villageois. Ce livre, c’est vraiment toute l’histoire de Blangy, et les coutumes également…
• L’Éclaireur : En somme, un livre que chaque Blangeois se doit d’avoir dans sa bibliothèque ?
André Bayart : Une chose est sûre : les Blangeois que j’ai vu et qui ont lu le bouquin ont trouvé cela très intéressant.
Propos recueillis par B. Bény-Thoreux

Blangy-sur-Bresle, 76

À Feuilleter

Une Habitat Automne 2014
Les archives

La newsletter

Inscrivez-vous et recevez les informations par email.